Twitter : et si j'arrêtais de dire de la merde ?

[Disclaimer : vous êtes sur le point de lire un post chiant]

Inch Bouddha, dans quelques heures, ou jours, ou semaines, voire jamais, j’aurai 2000 followers sur Twitter. Je m’en cogne comme du dernier Balasko, là n’est pas le propos. Le truc, c’est que ce bousin, lancé en avril 2008 «juste pour voir» (et que j’ai laissé en jachère plusieurs mois, absolument pas convaincu de la chose), a fait son petit bonhomme de chemin, la faute à des gens comme Glady, Buzzy et compagnie. En gros, de truc tout pourri fait dans mon coin et suivi par 4 personnes, c’est devenu un truc tout pourri fait dans mon coin et suivi par près de 2000 personnes (bon ok, 1500 si t’enlèves tous les comptes pourris qui ne suivent que pour être suivis).

J’avais créé mon compte Twitter quand j’étais stagiaire à Ecrans, site de Libération, encore étudiant à la fac. Maintenant, je suis toujours à Ecrans, mais en salarié, ce qui change (un peu) la donne. Sans être totalement imperméable aux remarques qui me sont régulièrement faites sur mon usage de Twitter (je me souviens par exemple avoir entendu Glad me dire un jour : «comme tu twittes beaucoup, ton quota de LOL est assez faible», une remarque mathématiquement correcte), j’avoue m’en contrefoutre un peu beaucoup. Twitter, c’est pas un métier. Les gens ne payent pas pour me suivre, et rien ne les y oblige. Seulement voilà, aujourd’hui, j’ai eu une révélation, et c’est un peu grâce à cette belle merde gouleyante de G.I. Joe – Le réveil du Cobra.

Bon, je vais pas vous détailler tout, il suffit de vous rendre sur le forum d’Ecrans, pour y lire les commentaires de mon papier sur ce flambloyant nanar vu hier soir. Grosso merdo, un lecteur pas très malin nous sort le couplet habituel «vous Libé, c’est que films d’auteurs, et compagnie», allant limite jusqu’à me traiter de fan des frères Dardenne. Piqué au vif, je lui réponds. Et fier de ma connerie, j’invite mes chers followers à lire ma réponse à «ce gland de lecteur» (j’ai depuis effacé ce tweet, ce qui est un peu couille molle de ma part, d’autant que le lecteur était assurément un gland). Et dans les 10 minutes qui suivent, paf, voilà qu’un dénommé “twitty” commente à son tour l’article, en commençant par écrire « Enfin pas besoin de traiter ce monsieur de “Gland” sur twitter… Monsieur le journaliste ;-) ». S’en suit un petit échange que vous pouvez lire directement sur le forum.

Tel un Peter Parker comprennant enfin le radotage de son Uncle Ben, («with great powers comes great responsability, and once upon a time I buttfucked your Aunt May», ce genre de truc), j’ai alors compris que je pouvais pas raconter toute la merde possible et inimaginable sur Twitter. Pour la simple et bonne raison que depuis janvier, mon profil est passé de privé à publique, et que le site web m’étant associé est passé de Myspace à Ecrans.fr. Héhé.

Tout ça pour dire que je vais (légèrement) tenté de changer (un peu) mon rapport à Twitter. Pas forcément en twittant moins (désolé), ni en virant lavette comme ce gland de @NiceAlexHervaud, mais je vais essayer de ne pas (trop) dépasser certaines limites. Ce qui risque d’être dur, certes.

Bon maintenant, si avec cette branlette sur 2 feuillets j’arrive pas enfin à choper mon foutu 2000e follower, c’est vraiment que Twitter est un sacré repaire de glands.

posted 3 months ago